Travaux
SaaS2026

Myrelis : refonte de la feature « Mon flyer »

Repenser un éditeur de flyers pour réduire sa complexité et rendre les utilisateurs plus autonomes.

Rôle
Product Designer
Client
Myrelis
Temps passé
5 jours
Type
SaaS B2B
L'écran « Mon flyer » de Myrelis : à gauche le panneau d'édition (titre, logo, couleur, police, image de fond), à droite l'aperçu du flyer et son QR code.

Myrelis est un SaaS développé par l'agence Lumy qui aide commerces, franchises et réseaux de magasins à récolter davantage d'avis Google grâce à des supports imprimés intégrant un QR code. Le produit était déjà en production, mais la fonctionnalité permettant de créer ces supports était peu utilisée.

Trop complexe, elle nécessitait régulièrement l'accompagnement de l'équipe, ce qui représentait un coût important en temps pour le client. Ma mission consistait ici à repenser entièrement cette fonctionnalité afin de la rendre plus simple, plus visible et plus autonome.

Comprendre le problème

La fonctionnalité, alors nommée « Mon graphisme », n'avait pas d'existence propre. Elle était intégrée à la suite de l'édition du questionnaire de satisfaction : pour créer un flyer, l'utilisateur devait d'abord modifier son questionnaire, puis poursuivre dans le même parcours.

L'éditeur proposait de nombreuses possibilités : plusieurs formats, stickers, supports carrés, réglages graphiques variés… Cette flexibilité répondait à peu de besoins réels tout en rendant l'expérience difficile à prendre en main.

L'ancien éditeur « Mon graphisme » de Myrelis, atteint depuis « Mon questionnaire » : un sélecteur de format surmonte l'aperçu d'un sticker rond, et le panneau de droite répartit les réglages entre trois onglets.
L'interface initiale de l'éditeur de flyer, intégrée à la fonctionnalité « Mon questionnaire ».

Or les utilisateurs de Myrelis sont principalement des chefs d'entreprise, des gérants ou des managers. Ils disposent rarement de compétences en graphisme et disposent de peu de temps à consacrer à l'édition de leur flyer. Leur objectif n'est pas de concevoir un flyer original, mais d'obtenir rapidement un support clair, imprimable et efficace.

Cette tension entre liberté de personnalisation et simplicité d'usage a guidé toute la refonte de la feature.

Dissocier deux parcours pour deux usages distincts

Le premier enjeu consistait à séparer deux parcours qui poursuivaient des objectifs différents.

J'ai extrait la création de flyers du parcours « Mon questionnaire » pour en faire une fonctionnalité autonome, accessible directement depuis le menu principal. Cette nouvelle section regroupe l'ensemble des actions liées aux supports : conception, aperçu, téléchargement et impression.

J'ai également ajouté une bifurcation à la fin du parcours de création du questionnaire.

L'utilisateur peut désormais :

  • télécharger uniquement son QR code pour l'intégrer à un support réalisé par son graphiste ;
  • ou créer directement son flyer dans Myrelis.

Chaque utilisateur accède ainsi directement au parcours adapté à son besoin, sans passer par l'éditeur de flyer lorsqu'il n'en a pas besoin.

L'écran « Mon questionnaire » de Myrelis après la refonte : « Mon flyer » a désormais sa propre entrée dans le menu latéral, et le panneau de droite propose deux sorties, télécharger le QR code ou créer un flyer personnalisé.
Après refonte, l'interface est simplifiée et le parcours se termine par un choix clair : télécharger le QR code seul, ou créer son flyer dans Myrelis.

Simplifier en réduisant les choix

Le second arbitrage concernait le niveau de personnalisation que l'on permettait aux utilisateurs.

Plutôt que d'ajouter de nouvelles options, j'ai passé en revue chaque possibilité offerte par l'ancien éditeur en me demandant si elle apportait réellement de la valeur ou si elle augmentait simplement la complexité.

Avec le client, nous avons fait le choix d'abandonner les stickers et les autres formats spécifiques pour ne conserver que les formats A4 et A5, les plus utilisés et les plus adaptés aux besoins des établissements.

Cette décision simplifie l'expérience tout en couvrant la majorité des usages.

J'ai également restructuré le flyer autour de trois zones clairement identifiables :

  • un en-tête avec le logo et un texte personnalisable ;
  • un bloc central regroupant le QR code et une image ;
  • un pied de page contenant trois réassurances accompagnées de pictogrammes.

Le reste de l'interface est volontairement contraint :

  • une seule police ;
  • une bibliothèque réduite de fonds ;
  • des pictogrammes fixes ;
  • suppression des réglages devenus inutiles.
Le nouvel éditeur « Mon flyer » de Myrelis, avant personnalisation : à gauche les cinq réglages et la bibliothèque de fonds proposée, à droite l'aperçu du flyer et ses trois zones.
Le nouvel éditeur permet à l'utilisateur de composer son flyer simplement, en toute autonomie.

L'objectif n'était pas de limiter la créativité, mais d'encadrer suffisamment la personnalisation pour garantir un résultat lisible et cohérent une fois imprimé.

Cette approche contribue également à préserver l'accessibilité en maîtrisant les contrastes, la hiérarchie visuelle et les tailles de texte, quelles que soient les personnalisations choisies.

En recentrant l'éditeur sur les besoins courants, Myrelis réduit les demandes traitées manuellement et libère du temps pour l'équipe. Les personnalisations avancées peuvent alors faire l'objet d'un accompagnement dédié et facturé.

Concevoir directement en haute fidélité

Le produit disposait déjà de maquettes Figma et d'un UI kit complet. Je me suis donc appuyé sur ces éléments pour concevoir directement les nouveaux parcours en haute fidélité, sans passer par une phase de wireframes. Cette approche a facilité les échanges avec le client et accéléré la production d'écrans exploitables par les développeurs.

J'ai également utilisé l'IA comme outil d'exploration afin de comparer plusieurs pistes et d'identifier la solution la plus simple et la plus pertinente.

En tant qu'unique Product Designer sur cette mission, j'ai porté l'ensemble des décisions de conception en collaboration étroite avec le client. Les choix et les arbitrages se faisaient progressivement, au fil de nos échanges et directement dans Figma, plutôt qu'au cours d'une validation finale.

Anticiper les contraintes liées aux choix des utilisateurs

J'ai fait le choix de laisser à l'utilisateur la liberté de définir les couleurs du flyer. Or, celui-ci n'est pas graphiste et ne connaît pas forcément les règles de contraste nécessaires pour garantir la lisibilité de son support. Par conséquent, une teinte trop claire ou trop sombre pouvait compromettre la lisibilité des informations.

L'enjeu était donc de sécuriser les contrastes sans demander à l'utilisateur de maîtriser des règles techniques.

J'ai proposé d'intégrer directement dans l'éditeur un avertissement lorsque le contraste devient insuffisant. Plutôt que d'exposer un ratio ou une norme, le message signale le problème au moment où il apparaît et permet à l'utilisateur d'ajuster sa couleur avant de finaliser son flyer.

Deux écrans de spécification annotés : à gauche le sélecteur de couleur ouvert dans l'éditeur « Mon flyer », à droite le même écran avec une couleur trop claire, où une loupe agrandit le bandeau d'avertissement prévenant que le texte et le QR code risquent d'être illisibles à l'impression.
Lorsque les contrastes ne sont pas suffisants, un avertissement s'affiche sur l'interface, invitant l'utilisateur à ajuster la teinte choisie.

Cette approche conserve la liberté de personnalisation tout en faisant porter au produit une partie de la complexité liée à l'accessibilité et aux contraintes techniques.

Résultats

Les retours du client ont confirmé que la simplification de l'éditeur de flyer répondait aux difficultés rencontrées auparavant et permettait de réduire le besoin d'accompagnement des utilisateurs.

La fonctionnalité a été déployée en production. Le flyer est désormais pré-rempli grâce aux informations déjà renseignées dans l'interface, afin de guider au maximum l'utilisateur dans la conception de son flyer.

Ce que j'en retiens

Cette mission m'a conforté dans une idée essentielle : donner moins de choix à l'utilisateur peut améliorer l'expérience lorsque la qualité du résultat est plus importante que la personnalisation.

Dans ce contexte, simplifier ne consistait pas à retirer des fonctionnalités, mais à supprimer celles qui créaient de la complexité sans apporter suffisamment de valeur.

Avec davantage de temps et de budget, j'aurais aimé confronter ces arbitrages à des tests utilisateurs afin d'explorer différents niveaux de personnalisation avant de figer certains choix de conception.

L'interface de Pelli sur un ordinateur portable : un menu latéral, la page « Mes galeries » et une grille de galeries photo affichant chacune son nombre de photos, sa date et son statut de publication.
Projet suivant
Pelli : design produit d'un SaaS pour photographes professionnels
Retour vers le haut